mardi 9 juin 2026

Encyclopédie des euphémismes contemporains et autres manipulations militantes de la langue

Éducation positive, antifascisme, écriture inclusive, justice sociale, bienveillance... Qui peut aujourd’hui contester ou simplement questionner ces mots magiques ? 

Chargés d’idéologie, ils envahissent les médias, les universités, les institutions. Le prétendu néoprogressisme a ainsi fait du vocabulaire son terrain de lutte, « en empêchant parfois de dire, en contraignant souvent à dire autrement, donc à ne pas dire vraiment ».

Selon les zélateurs du politiquement correct il ne s’agit pas d’une censure, mais d’une adaptation du langage à des objectifs moraux, pédagogiques ou sociaux. 

Selon eux, les mots influencent les représentations et les comportements ; agir sur le langage serait un moyen légitime d’agir sur les relations humaines.Cette logique conduit au contrôle du discours ; certaines expressions deviennent socialement ou institutionnellement inacceptables, non parce qu’elles seraient fausses, mais parce qu’elles sont jugées inappropriées. 

Il s’agit de mettre en place une véritable police de la langue. Hannah Arendt, Orwell, Aron, Klemperer, Chomsky, Eco, ont montré comment la régulation du langage sert à éliminer la pensée critique, uniformiser les esprits et imposer une idéologie.

Publiée sous la direction de Sami Biasoni aux éditions du Cerf, l’Encyclopédie des euphémismes contemporains et autres manipulations militantes de la langue recense un certain nombre de mots ou néologismes ayant connu des glissements sémantiques sous l’effet de revendications politiques. Les contributeurs, historiens, philosophes, linguistes, professeurs, avocats, journalistes, nous invitent à retrouver l’esprit critique et le courage face à la dictature de la pensée unique.

Source : DLF






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