jeudi 27 novembre 2025

Bruxelles opte pour une crèche de Noël en tissus et sans visage: « Un mélange inclusif pour que tout le monde s'y retrouve » (m à j)

Mise à jour du 29 novembre

La crèche de la Grand-Place fait de nouveau parler d’elle. Après plusieurs jours de polémique autour de son esthétique, un nouvel incident est venu s’ajouter au débat. Selon la RTBF, le petit Jésus de l’installation a été vandalisé, la figurine a été décapitée et l’auteur des faits est parti avec la tête.

La crèche contemporaine, intitulée Les Étoffes de la Nativité, utilise des silhouettes textiles dont les visages sont constitués de boules de tissu. C’est précisément cette boule de chiffon, qui servait de tête au petit Jésus, qui a été arrachée et emportée.

Contactée par nos confrères, la Ville de Bruxelles confirme l’incident. “C’est la boule de chiffon qui faisait office de tête du petit Jésus qui a été volée. On est en train de la remplacer”, indique Victor Kanyanzira, porte-parole du bourgmestre Philippe Close.


Billet du 27 novembre



La crèche traditionnelle de Noël a été remplacée par des poupées sans visages censées représenter le « mélange de toutes les couleurs de peau ». Un choix qui ne fait pas l’unanimité. 

Exit les santons traditionnels. Cette année, pour la  crèche  de la Grand-Place, la ville de  Bruxelles  a choisi d’installer des poupées de chiffons… sans visages. Marie et Joseph sont bien là. Même l’Enfant Jésus et  les rois mages  ont pris un peu d’avance. Mais à la place des faces souriantes tournées vers la mangeoire, une surface plane faite d’assemblages de tissus gris, rouge, beige, noir et brun. Un choix de la créatrice Victoria-Maria, rapporte  La Libre. Le journal belge cite même un membre de l’organisation, qui explique que cet assemblage de couleurs hétérogènes traduit « un mélange inclusif de toutes les couleurs de peau, pour que tout le monde s’y retrouve ».

Sauf que ce choix ne fait pas l’unanimité, tant s’en faut : plusieurs internautes ont manifesté leur désapprobation sur les réseaux sociaux. « On touche le fond… et on continue de creuser », a tweeté le footballeur du LOSC et international belge Thomas Meunier. 

« Admirez la crèche “inclusive” de Bruxelles, capitale de l’Europe », s’est désolée une internaute. D’autres soulignent que cette représentation rappelle la charia, la loi islamique, qui interdit de représenter les visages humains. « Pour l’instant, Joseph n’a qu’une femme. La burka sera pour l’an prochain », ironise un autre internaute. « Noël charia compatible sur la Grand-Place à Bruxelles », a tweeté Florence Bergeaud-Blackler, docteur en anthropologie et présidente du Cerif (Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme).
Du marché de Noël aux « Plaisirs d’hiver »

La Ville de Bruxelles aurait décidé de se séparer de son ancienne crèche, car celle-ci serait devenue trop vétuste et difficile à transporter, rapporte la presse belge. La Libre assure également que les autorités de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, la cathédrale de Bruxelles, ont été associées à la démarche et ont validé le projet. Cette nouvelle version de la Nativité du Christ, réalisée avec l’Atelier By Souveraine, de Forest, devrait être en place a minima pour les cinq prochaines années. Dans cette nouvelle crèche inclusive intitulée « Étoffes de la Nativité », les personnages sont même vêtus de tissus fins de stock et de matières recyclées ! Le tout, présenté sur le « Plaisirs d’hiver » : c’est ainsi que les autorités ont rebaptisé le marché de Noël de la ville. L’artiste prévoit de réaliser une conférence de presse ce vendredi pour expliquer sa démarche, rapporte La Libre.

Des polémiques impliquant des figures sans visage ont déjà éclaté par le passé. En janvier 2022, un  documentaire « Zone interdite»  sur le séparatisme lié à l’islam radical,  notamment à Roubaix  (Nord) diffusé sur M6 avait fait grand bruit : il montrait des boutiques où des poupées sans visage étaient vendues. « Seul Allah crée », expliquait une vendeuse. À Lyon cet été, l’inauguration d’une fresque dans les parties communes de la tour d’une cité de Villeurbanne avait fait polémique. On y voyait une  fillette voilée et un personnage sans visage.

Trump n'invitera pas l'Afrique du Sud au prochain G20 (dont elle est membre) à Miami, pour persécution des fermiers blancs

« L’Afrique du Sud a montré au monde qu’elle n’était pas un pays digne d’être membre de quoi que ce soit », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social ce mercredi.

Donald Trump a annoncé mercredi que l’Afrique du Sud ne serait pas invitée au sommet du G20 prévu l’an prochain à Miami, franchissant un nouveau palier dans son offensive diplomatique contre le pays. Une décision que Pretoria conteste vigoureusement.

« L’Afrique du Sud a montré au monde qu’elle n’était pas un pays digne d’être membre de quoi que ce soit », a réaffirmé le président américain sur Truth Social, reprenant ses accusations d’une prétendue persécution meurtrière des fermiers sud-africains blancs.

Donald Trump avait boudé le sommet du G20 qui vient de se tenir à Johannesburg, un rassemblement qui s’est déroulé sans aucune participation officielle américaine. Dans un premier temps, le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait refusé de transmettre formellement la présidence du G20 au prochain pays hôte — les États-Unis — comme le veut la tradition.

 

Bandeau de la chaîne d'info sud-africaine eNCA : « Ramaphosa se mobilise contre la crise de nerfs de Trump »

 « L’Afrique du Sud est un pays souverain »

Pretoria a réagi en rappelant qu’elle est membre du G20 et que sa participation ne peut être remise en cause que par l’ensemble des membres. « L’Afrique du Sud est un pays souverain, constitutionnel et démocratique et n’apprécie pas les insultes venant d’un autre pays concernant son statut de membre et sa capacité à prendre part à des tribunes mondiales », a déclaré la présidence sud-africaine, qui affirme avoir l’intention de participer à toutes les réunions du G20.

L’Afrique du Sud a finalement transmis mardi la présidence du G20 aux États-Unis, lors d’une cérémonie discrète organisée au ministère des Affaires étrangères, rapporte l’AFP. « Il est regrettable qu’en dépit des efforts du président Ramaphosa et son gouvernement, et de leurs nombreuses tentatives de faire repartir les relations avec les États-Unis, le président Trump continue d’appliquer des mesures punitives contre l’Afrique du Sud, basées sur de la désinformation et des déformations », a déploré la présidence sud-africaine.

Le prochain sommet du G20 doit se tenir en décembre 2026

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump prend régulièrement pour cible le gouvernement sud-africain, notamment en évoquant un prétendu « génocide » des Afrikaners, descendants des premiers colons européens.

En mai, à la Maison-Blanche, il avait tendu une véritable embuscade à Cyril Ramaphosa en lui montrant une vidéo truffée d’erreurs, censée étayer ses accusations et que l’Afrique du Sud rejette catégoriquement.

Le sommet du G20, qui rassemble les 20 premières économies mondiales, doit se tenir en décembre 2026 dans un complexe de golf appartenant à la famille du président américain, le « Trump National Doral Miami », en Floride, dans le sud des États-Unis.

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Afrique du Sud — Les coûts exorbitants des politiques dites d'émancipation économique des Noirs

 

Échange tendu entre le président sud-africain et donal Trump devant la presse internationale 

Menaces contre l'IFOP et son commanditaire pour l'étude sur les musulmans de France

« Avec cette étude sur les musulmans de France, nous sommes attaqués, car nous avons touché à un sujet tabou dans l’intelligentsia de gauche », analyse François Kraus de l’IFOP Opinion dans « Le Club Le Figaro Idées ».


Une étude de l’IFOP publiée le 18 novembre 2025, examinant les pratiques religieuses et les attitudes des musulmans en France, a révélé une augmentation significative des pratiques religieuses, avec 62 % des musulmans déclarant prier quotidiennement, contre 41 % en 1989, et 31 % des femmes musulmanes portant le voile. 

Ces résultats, interprétés comme indiquant un rigorisme croissant, notamment chez les jeunes, ont suscité des réactions virulentes de la part de l’extrême gauche. Pour François Kraus, directeur du pôle politique et actualités de l’IFOP, l’étude touche à un sujet tabou dans certains milieux intellectuels, notamment à l’extrême gauche, contrairement aux sondages sur d’autres religions qui passent inaperçus. 



Kraus a mentionné des menaces directes contre lui-même, le commanditaire de l’étude et même le directeur de l’IFOP, Frédéric Dabi. Ces menaces, incluant des plaintes déposées contre X, illustrent un climat d’intimidation qui entoure l’étude. La controverse s’est intensifiée avec des actions concrètes de la part de députés du parti extrémiste La France Insoumise (LFI), qui ont déposé des plaintes contre l’étude, la qualifiant de biaisée et potentiellement islamophobe

Des associations musulmanes, comme le conseil départemental du culte musulman de plusieurs régions, ont également contesté la méthodologie, arguant que l’enquête pourrait contribuer à produire de la peur. 

Les menaces contre les acteurs de l’étude soulignent un climat d’intimidation qui risque d’entraver les discussions nécessaires sur la place de l’islam en France, tout en révélant les fractures profondes de la société française autour de la laïcité, de l’intégration et de la sécurité.

Émission en entier :



On notera que François Kraus, qui semble un progressiste de bon ton, explique que le 7 % de musulmans en France exclut toutes les personnes âgées de moins de 15 ans.  Il se félicite de ce bas chiffre qui infirmerait la théorie du grand remplacement. Or, le nombre d’enfants nés de parents musulmans est proportionnellement plus important que ceux nés de parents d’autres religions et ce remplacement se fait en grande partie par les jeunes… Un tiers des naissances en France seraient extraeuropéennes. L’INSEE affirmait pour 2019-2020 : « Si le catholicisme reste la première religion (29 % de la population se déclare catholique), l’islam est déclaré par un nombre croissant de fidèles (10 %) et confirme sa place de deuxième religion de France. »

Voir aussi

France — 59 % des jeunes musulmans souhaitent l’application de la charia, selon un sondage 

>Enquête Kantar (2023) : Parmi les 18-30 ans en France, 12 % se déclarent musulmans

, contre 22 % chrétiens (dont 18 % catholiques) et une majorité sans religion.

Première action de grâce aux États-Unis, la Floride française

La première Action de grâce en Amérique du Nord aurait eu lieu en Floride française.

En effet, avant de tenter de coloniser (peupler) le Canada, la France, et plus particulièrement les huguenots qui y voyaient de futurs refuges, chercha à fonder des colonies en Amérique. Sous l’impulsion de l’amiral Gaspard de Coligny, figure de proue des huguenots, Jean Ribault et René de Goulaine de Laudonnière quittent Le Havre avec 150 hommes à bord de deux vaisseaux du roi le 18 février 1562 et abordent l’Amérique aux confins de la Floride et de la Géorgie actuelles après deux mois de navigation (1er mai). Ils baptisent le pays Caroline en l’honneur de Charles IX de France, établissent un contact pacifique avec les indigènes du « pays de Chicora » (les tribus Potanos, Saturiwas et Tacatacuru). Ils élèvent un fortin, Charlesfort, au sud de l’actuelle ville de Port Royal en Caroline du Sud. Laudonnière organise une seconde expédition en 1564. Il retrouve Charlesfort rasée à la suite du raid du capitaine espagnol de Roja. Laudonnière fait alors construire, 165 milles plus au sud, un ouvrage de plus grandes dimensions, baptisé « la Caroline » (22 juin 1564). Il renvoie en France deux navires sur quatre et décide de rester sur place.

Le 30 juin 1564, l’explorateur français René de Goulaine de Laudonnière a appelé à une fête pour célébrer l’établissement du fort Caroline, près de l’actuel Jacksonville. Laudonnière avait atteint la côte de la Floride le 22 juin, puis remontait la voie navigable que Jean Ribault, deux ans plus tôt, avait surnommée la rivière de Mai, connue aujourd’hui sous le nom de rivière St Johns. Les Indiens Timucua ont chaleureusement accueilli les huguenots français et ont aidé à préparer une fête en leur honneur. « [J]e commandai que l’on sonna une trompette, afin qu’étant assemblés nous rendissions grâces à Dieu, de notre arrivée favorable et heureuse. Là nous chantâmes des louanges au Seigneur, le suppliant vouloir par la sainte grâce, continuer son accoutumée bonté, envers nous ses pauvres serviteurs ».

René de Goulaine de Laudonnière (1510-1574)

Certains attribuent la première Action de grâce en Amérique du Nord à Martin Frobisher qui, durant sa recherche du Passage du Nord-Ouest en 1578, s'est arrêté avec son équipage sur l'île de Baffin pour rendre grâce à Dieu d'être toujours en bonne santé. Mais, sur le territoire du Canada contemporain, Frobisher a été précédé par Jacques Cartier à plusieurs occasions dont une en 24 juillet 1534 et plus spécialement pendant l’hiver 1535-1536 à Stadaconé (Québec). En effet, le 19 mars 1536, alors que les derniers malades commençent à guérir miraculeusement du scorbut grâce à l’annedda (un remède autochtone à base de cèdre blanc [thuya]), Cartier organisa une grande messe solennelle et une procession pour remercier Dieu et la Vierge Marie.

Fac-similé de l’ouvrage paru en 1586 relatant cet événement :

Source : Laudonnière, René de Goulaine de, « L’histoire notable de la Floride située ès Indes Occidentales, contenant les trois voyages faits en icelle par certains capitaines & pilotes françois, descrits par le capitaine Laudonnière, qui y a commandé l’espace d’un an trois moys : à laquelle a esté adjousté un quatriesme voyage fait par le capitaine Gourgues. » [archive], sur gallica.bnf.fr, 1586 (consulté le 10 novembre 2020), p. 112 (45) 
 
Chronologie des Actions de grâce

 
La « première Thanksgiving » de 1621 à Plymouth est souvent présentée comme l’origine de la fête américaine actuelle. Cette vision, bien qu’ancrée dans l’imaginaire collectif, mérite quelques précisions historiques.

La plus ancienne célébration documentée d’un acte de remerciement sur le sol de l’Amérique du Nord actuelle remonte à 1564, en Floride. Les colons huguenots français, dirigés par René de Laudonnière, organisèrent une cérémonie religieuse avec les Timucua après leur arrivée à Fort Caroline (près de l’actuelle Jacksonville). Cet événement est relaté dans le journal de Laudonnière lui-même, comme nous l'avons montré ci-dessus.

D’autres célébrations eurent lieu avant 1621 :
  • 1565 à Saint-Augustine (Floride), par les Espagnols de Pedro Menéndez de Avilés (qui venaient de massacrer les Français de Floride...), Saint-Augustine est souvent considérée comme la plus ancienne ville des États-Unis ;
  • 1598 au Nouveau-Mexique avec Juan de Oñate ;
  • 1619 en Virginie, où les colons de Berkeley Hundred instituèrent un jour annuel de remerciement (qui ne survécut pas au massacre de 1622).
Le repas de 1621 à Plymouth, partagé entre les Pèlerins et les Wampanoag, fut un moment de convivialité à l’occasion des récoltes. Cependant, il ne fut ni nommé « Thanksgiving », ni considéré comme fondateur d’une tradition par les participants eux-mêmes. Aucune source n’indique qu’il fut répété les années suivantes.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les « jours de remerciement » restaient sporadiques dans les colonies puis les États-Unis, proclamés ponctuellement par les autorités sans date fixe.

C’est en 1863, en pleine guerre de Sécession, qu’Abraham Lincoln instaure officiellement Thanksgiving comme fête nationale fixée au dernier jeudi de novembre, à l’initiative notamment de Sarah Josepha Hale. C’est à partir de cette période que le repas de Plymouth commence à être rétrospectivement élevé au rang de moment fondateur.

En résumé : la célébration de 1564 en Floride constitue la plus ancienne trace écrite connue d'une Action de Grâce sur le territoire, et la Thanksgiving moderne est une tradition nationale instituée en 1863. L’idée d’une continuité directe depuis 1621 relève davantage de la construction mémorielle que du strict déroulement historique.