vendredi 30 novembre 2012

L'école de l'État « n'a pas suffisamment travaillé sur les mentalités »

Remarques franches de la part de la ministre française des Droits des femmes.

« C'est le rôle de l'école que de véhiculer des valeurs, c'est le rôle de l'école de venir contrecarrer que la société envoie en permanence qui sont des messages d'inégalités, de stéréotypes. L'école trop souvent conforte les schémas et les stéréotypes nous lui demandons de les contrecarrer ».

L'inégalité est d'abord la différence (tant valorisée par ailleurs) entre l'homme et la femme. Les stéréotypes la culture. La ministre veut changer la mentalité et la culture des élèves captifs de l'État.

Afin de lutter contre ces prétendues inégalités, un enseignement idéologique supplémentaire, cette fois à l'égalité entre les filles et les garçons va être mis en place « dès la dernière section de maternelle jusqu'à la fin de la primaire ». Cela doit être mis en œuvre dans cinq académies [grandes commissions scolaires] différentes à titre expérimental dans les mois à venir, « puis généralisé l'année suivante ».

« On est en 2012, on regarde les chiffres, tout est inscrit dans la loi et pourtant les inégalités sont bel et bien là. On est très loin du compte. L'égalité réelle, c'est une génération dans laquelle on va regarder pourquoi les lois ne s'appliquent pas, on rentre dans le dur des choses. On comprend très vite que les lois ne s'appliquent pas parce que on a eu beau adopter des textes on n'a pas suffisamment travaillé sur les mentalités. Ce qui est a la racine des inégalités, c'est un certain nombre de stéréotypes, de constructions qui enferment chaque sexe dans un rôle préétabli ».

L'indifférenciation donc comme dernier Grand Soir...

Rappelons cette autre idée de cette ministre de la gauche sociale pour banaliser l'homosexualité à l'école. Pour cette ministre des Droits des femmes (des femmes!) il faut mentionner systématiquement l'orientation sexuelle des personnages historiques dans les manuels, enfin uniquement le mentionner quand ils sont des homosexuels :
« Aujourd'hui, ces manuels s'obstinent à passer sous silence l'orientation LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) de certains personnages historiques ou auteurs, même quand elle explique une grande partie de leur œuvre comme Rimbaud. »
Pour Le Nouvel Observateur, de gauche, cette petite phrase n’aurait pas tant fait réagir, si la porte-parole du gouvernement avait fait l’économie d’un mot. Un seul. L’adverbe "même". Parce que, s’il paraît normal d’évoquer l’homosexualité d’un auteur ou d’un personnage historique dès lors que son orientation sexuelle éclaire son œuvre ou la trajectoire d’un personnage, pourquoi s’y intéresser dans le cas où cela n’aurait eu aucune incidence connue ? Car, en plaçant l’adverbe "même", Najat Vallaud-Belkacem entend bien systématiser cette mention, même si cela ne venait pas à éclairer le passage enseigné.




« Ils ne savent pas quoi faire pour rétablir la compétitivité industrielle de la France, mais ils veulent changer les programmes. C'est toujours la même chose. Je rassure la ministre : les livres sont déjà de la propagande. Ça continue. Ils veulent faire la promotion de l'homosexualité. »


Voir aussi

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre





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Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Mise à jour du 30 novembre

La vidéo a été sous-titrée en français (par des tiers)




Billet du 11 octobre

La théorie du genre veut qu'il n'y ait pas de différences sexuelles innées entre les sexes, si ce n'est les caractères sexuels apparents. Pas de différences au niveau de la psychologie, des comportements entre hommes et femmes. S'il y en a, ce ne serait que le fait de facteurs environnementaux, sociaux. Les intérêts des femmes pour les professions à fort lien social plutôt que les techniques ne seraient, par exemple, que le fruit d'une culture (machiste bien sûr) qui les enferme depuis la plus tendre enfance dans des rôles traditionnels, moins bien payés.

La vidéo norvégienne ci-dessous (sous-titrée en anglais uniquement, malheureusement) a suscité un débat médiatique, scientifique et politique de premier plan en Norvège. Depuis ce débat, l’État norvégien a décidé de cesser toutes les subventions aux instituts et associations pro-genre. Ce fut plus particulièrement le cas du Nordisk institutt for kunnskap om kjønn (Institut nordique d'études sur le genre).

La controverse est née du reportage de Harald Eia qui dépeint les sociologues et les chercheurs en études du genre sous une lumière peu flatteuse dans une série télévisée appelée « Endoctrinés ».

Le vacarme avait déjà commencé l'été dernier, plus de six mois avant que la série ne soit prête. Certains chercheurs en sciences sociales qui avaient été interrogés par Eia s’étaient exprimés dans la presse pour dire qu'ils se sentaient bernés et trompés par les méthodes«douteuses» du journaliste.

Eia est d’abord allé interroger des sociologues norvégiens spécialistes en orientation sexuelle, en éducation, les rôles sexuels, l’orientation sexuelle et la race; des domaines fortement politisés dans la communauté universitaire norvégienne. Puis il a traduit ces entretiens en anglais et les a montrés à des chercheurs renommés britanniques et américains comme Robert Plomin, Steven Pinker, Anne Campbell, Simon Baron-Cohen, Richard Lippa, David Buss, et d'autres. Dire que les chercheurs américains et britanniques ont été surpris par ce qu'ils ont entendu serait un euphémisme.

« J'aimerais avoir un emploi technique. »
Tiré des travaux de Svein Sjøberg et Camilla Schreiner de l'Université d'Oslo

Tout commence par un paradoxe : la Norvège trône depuis des années aux premières places du classement des pays les plus égalitaires envers les femmes et pourtant la division du travail selon les sexes y est très stable, malgré toutes les campagnes gouvernementales pour changer les choses. Chose encore plus curieuse : plus un pays est pauvre et plus ses femmes s'intéressent aux professions techniques et traditionnellement masculines alors qu'elles sont délaissées dans des pays prospères et féministes comme la Norvège, le Danemark, la Finlande, l'Angleterre... C'est ce qu'on nomme le paradoxe de l'égalité entre les sexes.



(sous-titrage français)


(sous-titrage anglais)



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jeudi 29 novembre 2012

Autriche — son école et son plein emploi







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Des garderies poursuivent l'État pour concurrence déloyale

Des propriétaires de garderies privées non subventionnées se préparent à déposer une requête en recours collectif contre le ministère de la Famille qu'ils accusent de concurrence déloyale.

Le 12 novembre dernier, le ministère de la Famille a donné le feu vert à la création de 13 000 places en garderies d'État, annoncées en 2011 par le gouvernement Charest, en plus de s'engager à lancer un appel d'offre pour 15 000 places supplémentaires, en février prochain.

Le gouvernement péquiste a indiqué que ces places fortement subventionnées à 7$, seront toutes accordées à de nouveaux CPE (garderies d'État). Cette décision pourrait fort probablement être néfaste pour les 600 garderies privées non subventionnées de la province.

«Malheureusement, nous perdrons des enfants. Nous en perdons aussitôt que les parents ont un appel pour une place à 7$», a exprimé Jaleh Raissi, propriétaire de deux installations privées, situées sur la Rive-Sud de Montréal.

Elle a souligné que dans des établissements non subventionnés, ce sont les parents qui paient 100 % de la note, de 35 $ à 38 $ par jour selon les garderies. « Ils peuvent recevoir un crédit d'impôt du gouvernement couvrant une partie de la somme. Mais plusieurs n'ont rien parce que leurs revenus sont trop élevés », a-t-elle poursuivi.

L'Alliance des garderies privées non subventionnées pilote le projet de recours collectif au nom des propriétaires d'établissements non subventionnées comme Jaleh Raissi. « Nous avons fourni un service pendant de longues années et le gouvernement vient de nous bannir du système », a déclaré Khalid Daher, président de l'Alliance et propriétaire de la garderie Joyeuses Marguerires.

L'homme travaille avec un cabinet d'avocats montréalais pour préparer le dépôt de la requête en recours collectif. Selon lui, la poursuite sera intentée le plus rapidement possible, en 2013.

L'Alliance veut réclamer obtenir des dédommagements en raison des préjudices subis par l'écartement des appels d'offres et la concurrence déloyale du gouvernement. L'annulation de l'appel d'offre en cours et des subventions pour les garderies non subventionnées seront également réclamées.

« Sinon, ce sera la fin pour nos garderies parce que nous allons perdre encore plus d'enfants. Nos taux d'occupation oscillent déjà de 55 % à 66 % », a déploré M. Daher, soulignant que plusieurs propriétaires ont investi de 500 000 $ à plus d'un million dans leur garderie. Le pire, c'est qu'environ 600 garderies privées sont actuellement subventionnées dans la province pour offrir des places à 7 $.







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Québec — chômage des immigrés africains et arabes à 21,3 %


En 2011, le taux de chômage des nouveaux arrivants venus d’Afrique ou du Moyen-Orient s’élevait à 21,3 % alors que celui de travailleurs venus d’Europe se situait à 9,4 %. Au Canada, le taux de chômage atteignait 5,5 %.

Les nouveaux arrivants ont davantage de difficulté à trouver un emploi. Le taux de chômage des immigrants établis au Québec se situait à 12,4 % en 2011 tandis que celui des natifs du Québec atteignait 7,0 %.

Les immigrés gagnaient en moyenne 63 % du salaire moyen des Canadiens en 2006, contre 85 % en 1985.

Au Québec, parmi les immigrants, ceux ayant obtenu leur dernier diplôme au Canada affichent le taux de chômage le plus faible (8,5 % en 2009), soit seulement 0,9 point de plus que celui des natifs.

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mardi 27 novembre 2012

« Éducation préscolaire: le Québec en avance, selon la TD »

Article de La Presse avec ce titre trompeur : « Éducation préscolaire: le Québec en avance, selon la TD ».

Le titre donne l'impression que les enfants du Québec auraient une meilleure éducation préscolaire qu'ailleurs au Canada. Or, il ne s'agit pas de cela. Non, simplement le fait que le gouvernement dépense plus d'argent que les autres gouvernements sur l'éducation préscolaire (indirectement avec l'argent de la péréquation, car le Québec est plus pauvre que les autres provinces).

Pour le reste, l'économiste de la TD interrogé répète ce canard pourtant démonté depuis longtemps par nombre d'économistes sérieux : « Des études montrent que la mise en place du programme a eu des effets positifs, notamment une augmentation du taux d'activité des femmes, qui était autrefois le plus faible et qui est maintenant le plus élevé du Canada, une hausse de la moyenne nationale aux tests normalisés, une augmentation du taux de fécondité. »

À peu près tout est faux ou induit en erreur. Le taux de fécondité a augmenté ailleurs au Canada en même temps qu'au Canada, dans à peu près la même mesure, pire alors que le programme ne fait que s'étendre et coûte de plus en plus cher le taux de fécondité du Québec diminue depuis 3 ans... 2012 devrait voir une nouvelle diminution si l'on se base sur les chiffres des huit derniers mois (400 naissances de moins en huit mois par rapport aux huit premiers mois de 2011 alors que la population ne cesse de croître surtout à cause de l'immigration).

Quant au taux d'activité, ces études sont habituellement, à notre connaissance, celles de Fortin, Godbout et Saint-Cerny mises en pièce par une économiste comme Martin Coiteux dont voici un résumé des objections :

Pourtant, si le gouvernement n'avait pas créé le programme des garderies, l'économie québécoise aurait quand même créé des emplois, tout simplement en utilisant à d'autres fins les quelque 2 milliards de dollars qui sont aujourd'hui consacrés chaque année à ce seul programme.

Combien de ces emplois alternatifs auraient été créés ? Nul ne peut le dire avec certitude. On peut cependant être certain d'une chose : cette création n'aurait pas été nulle. Elle aurait même pu être supérieure à celle induite par le programme des garderies. Il est donc méthodologiquement faux d'affirmer que le programme aurait créé au net 70 000 nouveaux emplois.

[...] on ne trouve aucune accélération de la tendance à la hausse du taux d'emploi dans le cas des femmes québécoises âgées de 25 à 44 ans. Une telle accélération n'a été observée que pour les femmes âgées de 15 à 24 ans, celles-ci étant moins susceptibles que les premières d'utiliser les services de garde.

[...] En somme, le taux d'emploi des femmes âgées de 25 à 44 ans n'a fait que suivre la tendance haussière stable observée simultanément dans trois provinces de l'Atlantique, tandis que celui des femmes âgées de 15 à 24 ans semble avoir réagi au Québec comme dans ces mêmes provinces à une réforme commune de l'assurance-emploi. Comment peut-on alors attribuer 70 000 emplois bruts au seul programme des garderies ?

Voici les graphiques sur lesquels Coiteux s'appuie pour écrire ces derniers paragraphes. Dans chaque cas, la moyenne mobile de 12 mois des données mensuelles est présentée et la source est Statistique Canada.

Taux d'emploi du Québec p/r au Nouveau-Brunswick (1991 à 2011)



Taux d'emploi du Québec p/r en Nouvelle-Écosse (1991 à 2011)



Taux d'emploi du Québec p/r à Terre-Neuve (1991 à 2011)


Selon Coiteux, les similitudes entre le Québec et ces trois provinces de l'Atlantique sont frappantes. Comment attribuer alors à un programme inexistant dans trois d'entre elles toute l'augmentation du taux d'emploi dans une seule d'entre elles ?

Il faut dire que l'économiste interrogé par La Presse avoue être novice dans ce domaine : « C'est la première fois que je m'intéresse à l'éducation préscolaire ».

Mais bon quand il s'agit de se faire plaisir et de satisfaire les groupes de pression organisés par l'État (les féministes, les syndicats, les employés des CPE)... En face, des parents désorganisés, rendus dépendants à l'argent de l'État et aux garderies qui ne coûteraient que 7 $ par jour... (Qui paie, ces garderies qui coûtent plus près de 50 $/jour ?) Il faut raviver la flamme du mythe étatiste quitte à ne pas interroger des personnes qui corrigeraient les faits.


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Québec — Natalité pour six premiers mois de 2012 en léger déclin

Taux de natalité du Québec à nouveau légèrement en baisse en 2011

Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains (l'économiste  Martin Coiteux)

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Défendre l’indéfendable… sans succès! (Nathalie Elgrably-Lévy de l'IEDM)

« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

Pourquoi le patriarcat a de l’avenir





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Pourquoi l’anglais intensif uniquement pour les francophones, partout ?

Lettre ouverte de Frédéric Lacroix - docteur en génie

[...] En permettant à l’implantation de l’anglais intensif obligatoire de continuer parce que cela n’a pas « de conséquences budgétaires » (je pense bien que les commissions scolaires ne seront pas d’accord !), le gouvernement de madame Marois se trouve à normaliser la question de l’anglais intensif et à en faire de facto la nouvelle norme pédagogique, alors que la bilinguisation du primaire de l’école française aurait été impensable il y a seulement quelques années de cela. Les opposants à cette mesure se trouvent dès lors catalogués comme « radicaux » et neutralisés. Et cela par le seul parti théoriquement en faveur du Québec français. De plus, en envoyant un message aussi fort en faveur de l’anglais, le gouvernement se trouve à invalider en amont toutes les mesures favorables au français qui pourraient éventuellement être prises.

Il est encore plus consternant de constater que la mesure d’anglais intensif ne vient ni du MELS, ni des commissions scolaires, ni des parents, mais qu’elle a été soufflée à Jean Charest par la SPEAQ (Société pour la promotion de l’enseignement de l’anglais langue seconde au Québec), un lobby financé généreusement par Heritage Canada. La SPEAQ a rencontré la ministre Lyne Beauchamp le 25 janvier 2011 pour lui « présenter le programme d’anglais intensif ». On sait aussi que « la ministre avait beaucoup de questions » ! Jean Charest a ensuite pris le milieu de l’éducation par surprise en annonçant la mise en place de l’anglais intensif obligatoire souhaité par la SPEAQ lors du discours du trône de février 2011.

L’anglais intensif répond-il même à un besoin réel ? Le dernier recensement indique que le bilinguisme anglais-français des jeunes francophones frôle les 60 % au Québec et est de 78 % à Montréal, ce qui est plus élevé que le bilinguisme des jeunes anglophones. De plus, les données du MELS indiquent que les jeunes francophones réussissent mieux en anglais que les jeunes anglophones en français, mais curieusement, les écoles anglaises sont exemptées du français intensif. Résurrection des écoles passerelles et bilinguisation de l’école française : la seule mesure de la loi 101 qui a eu un effet sur les transferts linguistiques des allophones, soit l’obligation de fréquenter les écoles françaises, se trouve maintenant quasiment vidée de sa substance. [...]

Voir aussi

Deux démographes sur l’avenir du français au Québec

Québec — Moins d'anglais au primaire, révision du cours d'histoire (promesse du PQ)

Le français nuit-il au Québec ?

L’enseignement intensif de l’anglais au primaire financé à coup de dizaines de millions de dollars par Ottawa

Réaction contre l'imposition de l'année bilingue aux jeunes écoliers francophones québécois

Québec — la 6e année bilingue pas imposée aux anglophones, mais bien aux francophones et 

aux immigrants que l'on prétend franciser

L'ADQ pour que l'État impose plus d'anglais dès la première année du primaire, qu'en dit un linguiste ?

Mythe : « seuls les enfants peuvent apprendre de nouvelles langues avec un haut degré de maîtrise »

Lent déclin du français à Montréal et sa banlieue

Résultats en lecture du français très médiocres, on impose l'anglais intensif de manière « brutale »

Élèves de l'école publique à Montréal : le français perd du terrain depuis 1998 tandis que l'anglais demeure stable

Les francophones bientôt minoritaires à Montréal, légère baisse des francophones dans l'ensemble du Québec

Écoles lavalloises — vague d'immigration, pauvreté et tensions raciales

200 000 immigrants en 4 ans au Québec, bon pour le développement durable !?

L'immigration, le remède imaginaire





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samedi 24 novembre 2012

Le sommeil perturbé des adolescents



L'ordinateur, néfaste pour le sommeil de votre adolescent ? C'est un fait, les jeunes ont de plus en plus de mal à lâcher leur écran ou leur console de jeux, avec pour corollaire une fatigue récurrente lors des cours. Et un impact sur leurs résultats scolaires.




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À partir de quand la liberté d'enseignement est-elle devenue un enjeu politique ?

Le professeur Charles L. Glenn, professeur à l’Université de Boston et grand spécialiste de la liberté scolaire dans le monde, explique comment la revendication du libre choix de l’école par les parents est peu à peu montée en puissance en Occident. Elle a été longtemps en conflit latent avec la prétention des élites au pouvoir de remodeler selon leurs conceptions les enfants du peuple. Mais depuis quelques dizaines d’années, la capacité de l’Etat à satisfaire les besoins éducatifs véritables des enfants est fortement mise en question de tous côtés. La tendance est de d’inciter la société civile, le « troisième secteur » à prendre leurs responsabilités en matière éducative. C’est la théorie de « l’appropriation », qui n’a rien à voir avec une quelconque marchandisation de l’école. Par leur implication concrète dans les écoles libres, les citoyens passent du statut d’objet du pouvoir à celui de contributeurs actifs de la société, ce qui correspond à un processus de démocratisation véritable de la vie de la cité.

Traduction d’une tribune libre de Charles Glenn.


Bien que la liberté d’enseignement ait fait l’objet de protections dès le XIXe suite à des combats politiques dans quelques pays – notamment en Belgique, avec le mouvement d’indépendance de 1830, et plus tard aux Pays-Bas avec la mobilisation de Protestants et de Catholiques du « kleyne luyden » [Les petites gens] – la protection de la liberté d’enseignement reste exceptionnelle jusqu’au lendemain de la deuxième Guerre mondiale.

Ce n’est qu’en réaction aux régimes totalitaires du vingtième siècle que la communauté internationale prend conscience de la nécessité de protéger la liberté des familles de choisir une alternative aux écoles publiques. Les régimes communistes et fascistes ont cherché à mettre en œuvre systématiquement ce qui faisait partie implicitement des programmes éducatifs des gouvernements « doucement progressistes » de la fin du dix-neuvième siècle. Ils l’ont fait d’une manière qui a démasqué la volonté des élites de remodeler selon leur conception, par l’éducation, les enfants du peuple.

Le mouvement d’après-guerre de définition des Droits de l’homme a inclus le droit à la liberté d’enseignement : « les États s’engagent à respecter la liberté des parents de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics […] et de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions. »

Ce droit est pourtant loin d’être évident, même dans les régimes démocratiques, où les élites « progressistes » peuvent juger qu’il est de leur devoir d’utiliser le système éducatif pour rendre les enfants meilleurs que leurs parents.

Le passage manquant de l’extrait du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels donné ci-dessus – à savoir « qui se conforment aux normes minimales qui peuvent être prescrites ou approuvées par l’État » – donne la possibilité aux gouvernements d’imposer des exigences aux écoles non gouvernementales (écoles privées), exigences qui peuvent conduire à rendre impossible le maintien du caractère propre et des spécificités éducatives en faveur desquelles les parents avaient pourtant fait leur choix.

Il y a clairement une obligation qui pèse sur les gouvernements contemporains de prendre les mesures nécessaires à la protection des enfants tout en faisant en sorte que l’intérêt public soit servi par toutes les acteurs – privés ou publics – du système éducatif.

L’éducation des générations futures est une question d’intérêt public et doit être guidée, dans un système démocratique, par des hypothèses partagées sur le bien commun… dans des limites qui reflètent la nature pluraliste de la société.

L’effort pour respecter le rôle des parents comme premiers éducateurs de leurs enfants et donc pour trouver le juste équilibre entre la liberté et la responsabilité en éducation – pour s’assurer que les objectifs nécessaires de la société soient atteints et que les individus et les groupes vulnérables soient protégés sans tomber dans ce que Kant appelait « le plus grand despotisme concevable » : un gouvernement paternaliste – est précisément le thème de l’ensemble des quatre volumes que nous publions sur le sujet (Cf. Balancing Freedom, Autonomy, and Accountability in Education, Nijmegen: Wolf Legal Publishers).

La période allant de 1900 à 1945 peut être vue, rétrospectivement, comme celle du triomphe de l’école d’État dans la plupart des pays occidentaux. Alors que les écoles catholiques ou les autres écoles privées éduquent des millions d’enfants, elles jouent un rôle secondaire, comme une alternative ou, aux États-Unis et en Australie, comme le lieu réservé à la classe ouvrière immigrée. L’école publique représente alors la pierre angulaire de la société et n’a aucun concurrent sérieux.

L’école d’Etat a commencé à être concurrencée après la Seconde Guerre mondiale et la rivalité s’est accrue en particulier dans les années 1970.

Dans le raisonnement politique qui a été formulé petit à petit dans un certain nombre de pays, des termes tels que « subsidiarité » et « champ de souveraineté » ont commencé à se faire entendre. On a fait valoir que le gouvernement devrait créer activement dans tous les secteurs les conditions du développement d’initiatives entrepreneuriales selon un principe de libre entreprise, au lieu de vouloir occuper lui-même tout l’espace social.

La centralisation excessive a commencé à être considérée comme un problème. Alors que l’État-providence continuait de se développer et les activités du gouvernement de s’étendre à de plus en plus de domaines de la vie, il y avait en même temps un désenchantement croissant à l’égard de la capacité du gouvernement et de sa rationalité bureaucratique de répondre efficacement aux besoins de l’homme.

Dans ce contexte d’insatisfaction, certains ont appelé à un « retrait de l’État », pour « réinventer le gouvernement », en adoptant de nouvelles techniques d’organisation sociale qui conduisent à la prise en main par les gens de leur propre destinée (cf. théorie de l’« empowerment » [l'appropriation, l'autonomisation]) dans des secteurs et des organismes éloignés du centre, et donc à la création d’institutions par les citoyens pour eux-mêmes.

Les autorités publiques de la Finlande à l’Australie, et les régimes politiques de gauche comme de droite, ont cherché des façons de maintenir les acquis apportés par l’État-providence sans avoir gouvernement un monopole public qui fournisse services et prestations. Selon Peter Berger et Richard John Neuhaus :
Le projet est que, si ces institutions (créées par la société civile) pouvaient être plus reconnues dans les politiques publiques, les individus se sentiraient davantage « chez eux » dans la société, et l’ordre politique serait mieux compris. Sans processus institutionnels fiables de médiation, l’ordre politique se détache des valeurs et des réalités de la vie individuelle. Privé de son fondement moral, l’ordre politique est « délégitimé. »
Selon ces propositions, les citoyens sont conçus en de nouveaux termes par les décideurs politiques qui les percevront non pas comme des objets de l’action gouvernementale, mais plutôt comme des acteurs se caractérisant par la responsabilité, l’autonomie et le choix, et dotés de la ressource et des informations disponibles pour les finalités communes de la société.

Ces propositions ne doivent pas être confondues avec la « marchandisation » des services à la personne, dont l’éducation, car ils ne sont pas une manifestation du « capitalisme sauvage ». Ses partisans insistent sur le fait que ce qu’ils demandent, c’est l’utilisation d’un « troisième secteur » composé d’associations volontaires qui ne sont ni gouvernementales ni mercantiles, mais qui relèvent simplement d’association d’intérêt général conclues sur la base du volontariat.

Les réformes proposées visent à renforcer les pouvoirs des citoyens en tant que membres actifs de la société, cherchant à améliorer leur qualité de vie et celle de leurs familles par des actes de choix.

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mercredi 21 novembre 2012

Qu'est-ce qui leur donne envie aux enfants d'apprendre ?

Si le désir de connaissance et d'apprentissage est naturel à l'enfant, il ne peut fleurir qu'à certaines conditions.

« Il y a quinze ans, quand un élève me disait qu'il n'avait aucune envie de se lancer dans les 100 mètres de course à pied qu'il avait consigne de faire avec sa classe, je le houspillais et lui disais: “Tu le fais quand même!”, avoue Charles Martin-Krumm, enseignant chercheur à l'IUFM [institut universitaire de formation des mâitres] de Bretagne et ancien professeur d'éducation physique dans un collège. Il y a dix ans, poursuit-il, j'utilisais le système récompense-punition : “ Si tu ne cours pas, tu vas avoir zéro !” » Par la suite, échaudé par l'inefficacité de ces méthodes, le professeur a fait autrement : « Je dis à ce garçon que je le comprends, que ça n'est pas marrant de courir sous la pluie, mais que cela, s'il le fait à son rythme, va l'aider à être en forme toute la journée, et bien en phase avec ses copains. »

Empathie, autonomisation et proximité sociale. Telles sont les ressources qu'empruntait donc cet enseignant pour favoriser la motivation de ses élèves. Des stratégies très éloignées de la traditionnelle politique du « bâton et de la carotte » et explorées notamment dans les recherches en psychologie positive, notamment celles réalisées dans l'équipe du professeur Philippe Sarrazin, chercheur de l'université Joseph-Fourier, à Grenoble, qui constate dans l'un des chapitres du Traité de psychologie positive (dirigé par Charles Martin-Krumm et Cyril Tarquinio aux Éditions de Boeck) : « Quand un individu intrinsèquement motivé reçoit des récompenses pour réaliser l'activité, il a progressivement tendance à dissocier ces deux incitateurs du comportement et à considérer la raison externe comme plus prégnante que la raison interne. Autrement dit, il perçoit progressivement qu'il n'est plus “ à l'origine ” de ses actes et que ce qui cause ou régule son comportement est à l'extérieur de lui-même. » Résultat : l'enfant apprend seulement pour recevoir des bons points et non plus pour satisfaire sa curiosité. Celle-ci risque alors de s'épuiser.

Pour « les 5 élèves sur 25 » qui ne marchent plus dans le système punition/récompense, il faut aussi pointer l'utilité de certaines matières dans la vie personnelle des adultes qu'ils deviendront, estime Charles Martin-Krumm : « En philosophie, par exemple, on peut les encourager à faire des choix parmi des romans ou des essais qui leur serviront quand ils auront quitté le lycée. » Autre facteur réellement motivant : changer de regard sur leurs erreurs et leurs échecs. « Pour satisfaire le besoin d'autonomie d'un élève, on lui demandera de trouver lui-même des pistes de correction concernant ses ratages, explique ce professeur. Et on valorisera le processus d'apprentissage par essais/erreurs. » Des méthodes qui vont dans le sens des découvertes de Frédérique Autin ou Jean-Claude Croizet, de l'université de Poitiers et du Cerca (Centre de recherches sur la cognition et l'apprentissage), qui viennent de montrer qu'en permettant à l'enfant d'échouer, on lui évite de se sentir mal face à l'échec et l'on renforce ainsi en lui esprit d'initiative et envie de progresser.

Éviter la compétition qui isole

Il semble désormais évident que la motivation, à la fois puissante source d'efforts et moteur fragile, souvent susceptible de se gripper, ne peut s'épanouir que dans un environnement satisfaisant certains besoins psychologiques de l'enfant. Quels sont ces besoins? Fabien Fenouillet, professeur en psychologie cognitive de l'université de Nanterre Paris Ouest et auteur de Motivation et réussite scolaire(Éd. Dunod), en dénombre notamment trois. En premier lieu, l'autodétermination: «L'intérêt est plus facile à venir lorsque l'enfant a une marge de liberté dans ce qu'il a à accomplir et a l'impression que c'est lui qui a choisi», explique-t-il. Parfois, il faut ainsi en passer d'abord par une motivation extrinsèque (les parents inscrivent leur petit à un cours de piano) avant de déclencher la motivation intrinsèque (le petit pratique le solfège, car il rêve de devenir un jour le pianiste d'un grand orchestre).

Nécessaire aussi, « la conviction chez l'enfant qu'il est en mesure d'affronter avec ses compétences de nouveaux défis et difficultés », ajoute le chercheur. Entendez: si la barre est trop haute, ou si l'on dénigre trop souvent le travail accompli, tout l'intérêt retombe car il faut toujours pouvoir envisager un avenir à son apprentissage. Enfin, troisième donnée incontournable selon Fabien Fenouillet, le fait de se sentir bien dans son groupe.

« L'enfant a besoin de partager ses valeurs dans un réseau amical, explique-t-il. Même s'il y a de la compétition dans l'air, il pourra évoluer avec d'autres petits compétiteurs. » À éviter donc, la compétition qui isole. D'autant plus regrettable qu'elle est l'une des bases du système scolaire actuel.

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mardi 20 novembre 2012

Trois fois plus de gens infectés au Québec par les infections transmissibles sexuellement en 15 ans

Malgré toutes les campagnes constantes auprès des jeunes avec les sous du contribuable, les infections de chlamydia et de gonorrhée ont triplé depuis 1997. Les infections transmissibles sexuellement continuent de se propager en flèche au sein de la population québécoise, alors que trois fois plus de gens sont infectés qu'il y a 15 ans. La syphilis enregistre la hausse la plus spectaculaire, alors que 636 cas ont été déclarés en 2011. Peut-être n'est-ce pas sans rapport avec la morale hédoniste transmise par l'éducation québécoise, les gros médias et les campagnes gouvernementales. Voir ci-dessous des comédiens stipendiés par le gouvernement qui invitent à la cantine à « Baiiiiiisez… Aiiiiiimez… Trippppez… »


Avec 19 165 cas déclarés en 2011, l’infection génitale à Chlamydia trachomatis (C. trachomatis) est l’infection transmissible sexuellement (ITS) à déclaration obligatoire la plus fréquente. Les 9 548 cas d’infection génitale à C. trachomatis déclarés chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans représentent 50 % de tous les cas de cette infection déclarés en 2011 (19 165 cas). Le nombre total de cas a presque triplé entre 1997 et 2011 et les taux d’incidence ont augmenté chez les deux sexes et dans tous les groupes d’âge.

Le nombre de cas déclarés d’infection gonococcique a plus que triplé entre 1997 et 2011 passant de 555 à 1 883 cas. Depuis 2005, l’augmentation observée est particulièrement marquée, notamment chez les 15 à 29 ans qui comptent parmi les groupes les plus touchés. En 2011, 44 % des cas déclarés l’ont été chez des jeunes de 15 à 24 ans. Cette progression est observée chez les deux sexes, mais l’augmentation la plus importante du taux d’incidence (de 2,3 fois ou 125 %) a été observée chez les femmes de 25 à 29 ans.

Cependant, l’infection gonococcique reste davantage déclarée chez les hommes que les femmes. En 2011, 63 % des cas ont été déclarés chez des hommes.

Le nombre de cas déclarés de syphilis infectieuse est également en rapide progression, étant passé de 9 cas en 1997 à 636 cas en 2011. Chez les jeunes hommes de 15 à 24 ans, le nombre de cas et le taux d’incidence de syphilis infectieuse ont presque triplé entre 2009 (40 cas, 7,9 par 100 000) et 2011 (112 cas, 22,1 par 100 000). Bien que l’infection continue de toucher majoritairement les homosexuels mâles, de plus en plus de cas féminins par transmission hétérosexuelle sont déclarés (16 en 2009, 26 en 2010 et 25 en 2011). Un cas de syphilis congénitale a d’ailleurs été déclaré au début de 2011. En raison de la gravité des conséquences pour le nouveau-né, un seul cas doit être considéré comme un signal d’alarme et représente une faille au niveau de la prévention des infections néonatales au Québec.

L’augmentation de l’incidence des cas déclarés d’ITS bactériennes (infection génitale à Chlamydia trachomatis, infection gonococcique et syphilis infectieuse) révèle une situation préoccupante en raison des complications possibles, notamment l’infertilité tubaire. Cette situation épidémiologique est susceptible de mener à de lourdes conséquences pour la santé reproductive des femmes.

Le programme de surveillance de l’infection par le VIH au Québec a enregistré 6 352 cas, dont 3 291 nouveaux diagnostics, depuis son implantation en avril 2002 jusqu’en décembre 2010.

• Globalement, la tendance du nombre de nouveaux diagnostics est assez stable depuis 2003, oscillant entre 307 et 456 par année. En 2009 et 2010, respectivement, 307 et 318 nouveaux diagnostics ont été déclarés.

• Les « hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH) » dans le jargon gouvernemental (les homos quoi) représentent la catégorie d’exposition la plus fréquemment observée (62,0 % des personnes nouvellement diagnostiquées en 2010). La proportion d’HARSAH (des homos) est en augmentation depuis 2004.

• Les personnes originaires de pays où l’infection par le VIH est fortement endémique comptent pour 15,4 % des nouveaux diagnostics enregistrés en 2010. Cette catégorie d’exposition est la plus importante chez les femmes avec 47,5 % des nouveaux diagnostics. Ces proportions varient peu au cours des années.

• Les utilisateurs de drogues par injection (UDI) comptent pour 4,1 % des nouveaux diagnostics de VIH en 2010, et cette proportion diminue de façon constante depuis le début du programme de surveillance.

Source

Voir aussi

Enquête sur le surpoids, la consommation de drogues, d'alcool et la sexualité des jeunes Québécois

Comédiens fonctionnaires dans un cégep : Baiiiiiisez… Aiiiiiimez… Trippppez…

Les campagnes de publicité crues du gouvernement du Québec...





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Californie — La proposition n° 30 passe, elle doit assurer le financement des écoles et universités d'État en augmentant les taxes

CALIFORNIE — Les jeunes et les minorités ethniques ont massivement soutenu la proposition № 30 soumis à référendum plus tôt ce mois.

Dans l'ensemble, 54 pour cent des Californiens ont voté pour la proposition № 30, alors que 46 pour cent s'y sont opposés. En approuvant cette mesure, les Californiens ont décidé d'augmenter la taxe californienne sur la vente d'un quart de cent par an pendant quatre ans et d'augmenter l'impôt sur le revenu des particuliers de 3 % pendant sept ans pour les personnes gagnant plus de 250.000 dollars par an (ou 500.000 $/an pour les couples qui remplissent une déclaration fiscale conjointe). Ces hausses devraient renflouer les coffres de l'État de 6 milliards de $ par an. Selon le gouverneur Brown, ces sommes supplémentaires devraient servir à financer l'éducation publique, la sécurité publique et d'autres programmes du gouvernement de l'État.

L'immense majorité (77 %) des électeurs ayant voté pour la proposition 30 disent l'avoir fait pour éviter que les écoles publiques ne subissent des coupes draconiennes  Parmi ceux qui se sont opposés à la proposition n° 30, deux raisons semblent l'emporter : quarante-neuf pour cent ont déclaré que l'initiative n'était qu'une « astuce » qui ne garantirait en rien que les écoles soient mieux financées alors que 42 pour cent pensent qu'il s'agit d'« une augmentation de 6 milliards de $ d'impôts alors que ​​les Californiens paient déjà les impôts les plus élevés du pays. »

Jeunes et minorités ethniques ont fait passer la proposition

Près des deux tiers des jeunes électeurs âgés de 18 à 29 ont déclaré avoir voté pour la proposition № 30, alors que seuls 35 pour cent des électeurs dans ce groupe d'âge qui ont déclaré avoir voté contre. Les Latinos ont également largement soutenu la proposition n° 30, avec 58 % en sa faveur. Les électeurs noirs ont soutenu l'initiative à 68 % contre 32 %, alors que les électeurs asiatiques ont également largement favorisé la mesure. Seuls les blancs ont voté en majorité (52 %) contre cette proposition.

Un revirement en 34 ans...

Il y a un siècle, inspirés par les référendums suisses, plusieurs États de l'Ouest ont décidé d'instaurer le processus d'« initiative » ou de « proposition » soumise au peuple lors d'un référendum afin de contrer le pouvoir des lobbies bien argentés et soutenus par les milieux financiers.

L'initiative la plus importante ces dernières années fut la proposition n° 13. Cette proposition, de son nom complet l'Initiative populaire de limitation de la taxation sur la propriété, fut votée lors d'un référendum d'initiative populaire en Californie en 1978. Elle limite les impôts fonciers que l'État peut percevoir. Pour d'aucuns, comme Stephen Moore du Cato Institute, la proposition 13 marque le début de la « révolution conservatrice » américaine. Cette proposition limite à 1 % de la valeur d'un bien foncier l'impôt foncier qui peut être prélevé sur celui-ci.

Son impact en Californie, et en particulier sur ses écoles, a été énorme : elle a fortement limité la croissance des dépenses publiques. C'est ainsi que les dépenses par élève en Californie sont aujourd'hui parmi les plus basses des États-Unis. Pour le New Yorker, les propriétaires âgés et blancs avaient simplement décidé de ne pas payer pour l'éducation d'une population scolaire de plus en plus brune.

Un État de moins en moins blanc

La population blanche de la Californie a diminué depuis 2000 à un rythme sans précédent, hâtant le jour où les Hispaniques constitueront le groupe le plus important de l'État le plus peuplé des États-Unis.  La population blanche en Californie a diminué de plus d'un million de personnes en dix ans, une période pendant laquelle la population de l'État augmentait de plus de 3 millions d'habitants pour atteindre 37,35 millions d'habitants.

Si les Hispaniques représentent désormais 37 % de la population, ils ne constituent encore que 22 % de l’électorat, car leur population est jeune et tous les adultes ne sont pas naturalisés (ou même des immigrés légaux).




Les causes du déclin de la population blanche sont multiples. Parmi celles-ci, l'exode des blancs vers les États limitrophes où les impôts sont moindres, l'accès à la propriété plus abordable et la qualité de vie serait meilleure. Breitbar rappelle que les augmentations prévues dans la proposition № 30 ne sont pas les seules qui frapperont les Californiens. De nombreuses municipalités ont également accru la pression fiscale s'exerçant sur leurs administrés. Bien plus, les démocrates de l'État possèdent désormais une « supermajorité » à l'Assemblée législative californienne, ce qui leur permettra facilement d'augmenter les impôts. En effet, la proposition n° 13 en 1978 avait fait inscrire dans la constitution de la Californie que toute augmentation des impôts requérait une majorité des deux tiers dans les deux chambres de l'Assemblée législative. Les démocrates du gouverneur Brown la possèdent aujourd'hui.

Fuite accélérée de la classe moyenne et des blancs

Une étude du Manhattan Institute publiée en septembre accusait une réglementation excessive et des impôts trop élevés de faire fuir près de 225.000 résidents de la Californie par an depuis 1990. Entre 2000 et 2010, l'émigration a entraîné de lourdes pertes de revenus : 5,67 milliards en faveur du Nevada, 4,96 milliards de dollars pour l'Arizona, 4,07 milliards au bénéfice du Texas et 3,85 milliards de dollars pour l'Oregon.

L'étude affirmait également que « si ces tendances se maintenaient la Californie pourrait se retrouver dans une situation similaire à celle de New York et des États de la Ceinture de rouille du  Mid-Ouest à la fin du XXe siècle. États qui ont vu stagner ou même décroître leur population pendant des décennies. » Pour Breitbar, tout indique que cet exode des Blancs et de la classe moyenne devrait s'accélérer.

Un rapport du Bureau fédéral du recensement publié récemment indique qu'environ 8,8 millions de personnes en Californie avaient été pauvres pendant la période d'étude allant de 2009 à 2011. Le taux de pauvreté de l'État aurait atteint  23,5 pour cent. Le taux de « l'État doré » est désormais deux fois plus important que celui d'un État traditionnellement pauvre comme la Virginie-Occidentale et sensiblement plus mauvais que les taux de pauvreté du Mississippi, de l'Alabama, de l'Arkansas et du Texas. En 1969, seuls 11,1 pour cent de la population californienne étaient considérés comme pauvres.

Des minorités naturellement démocrates ?

Certains stratèges du Parti républicain pensent que les Hispaniques sont naturellement des républicains parce qu'ils seraient des conservateurs sociaux et moraux. En effet, les Latinos sont en majorité contre le mariage homosexuel, sont pratiquants et valorisent la famille.

Pour certains chroniqueurs, les minorités ethniques bénéficient trop de l'État-providence pour se rallier au message du moins d'État et de la famille traditionnelle des vieux Anglo-saxons. Comme le rappelle Rich Lowry, selon le Bureau du recensement, 50 pour cent de tous les ménages de Latinos nés aux États-Unis avec enfants sont dirigés par des mères célibataires. Environ 40 pour cent de tous les ménages hispaniques nés aux États-Unis reçoivent des prestations d'un important programme d'aide sociale. (Pour les idées reçues sur qui est un conservateur social aux États-Unis  lire ce billet.) Les Latinos adoptent un point de vue démocrate vis-à-vis du rôle du gouvernement. Prenons les soins de santé. Un sondage ImpreMedia/Latino Decisions mené à la veille de l'élection présidentielle a révélé que 61 pour cent des Latinos soutiennent Obamacare. Soixante-six pour cent pensent que le gouvernement devrait assurer l'accès à l'assurance maladie. Ce n'est sans doute pas sans rapport avec le fait que 32 pour cent des Latinos non retraités n'ont pas d'assurance maladie, soit deux fois la moyenne nationale.

Pour Mark Steyn, les Républicains se bercent d'illusions et se leurrent : on assiste à une tribalisation croissante des élections en Californie comme aux États-Unis. Le résultat d'un vote est de plus en plus prévisible si l'on connaît l'importance de chaque « race » et sa mobilisation.


Source : du sondage à la sortie des urnes, San José Mercury News, The New Yorker

Voir aussi

Californie — Clivage ethnique important au sujet du financement public des études des illégaux

Californie — Le programme scolaire devra intégrer « la contribution des homosexuels et transsexuels » à l'histoire américaine

Jamais une élection américaine n'a été aussi communautariste que celle qui a opposé Obama à-Romney

Écoles californiennes — de mal en pis

Les électeurs blancs ont boudé l'élection présidentielle américaine

Les écoles à charte américaines

Les « femmes » contre les Républicains ?




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lundi 19 novembre 2012

La formation offerte à Montréal aux enseignants en ECR

On trouvera ci-dessous un aperçu de la formation offerte aux enseignants par le Centre des enseignantes et des enseignants (CEE). « Aujourd’hui, administré par les enseignantes et les enseignants, le CEE bénéficie du soutien et du support [anglicisme redondant] de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal et de la Commission scolaire de Montréal pour poursuivre sa mission. »

« La mission du Centre des enseignantes et des enseignants est de favoriser le développement professionnel et le ressourcement des enseignantes et des enseignants ». « La philosophie du Centre des enseignantes et enseignants se définit comme étant la "promotion de l’éducation démocratique"  ».

Invité spécial du 29 novembre : « Gabriel Nadeau-Dubois, militant progressiste et syndical » comme le désigne le CEE.


Voici les suggestions de formations offertes aux professeurs d'éthique et culture religieuse (nous avons reçu cette liste d'une enseignante en ECR, nous l'agrémentons de photos ou d'activités supplémentaires de ces centres de "formation" subventionnés) :

Des formations relatives à l’environnement, la paix, la solidarité et l’écocitoyenneté

Au Centre des enseignantes et des enseignants (CEE)

Formations gratuites pour les enseignantes et les enseignants de la CSDM; 60$ pour les autres
ÉDUCATION À LA NON-VIOLENCE, UN OUTIL: LE CHINDAÏ (A13128)
16 novembre 2012  8 h 45 - 15 h 15

Le Chindaï puise dans le code de valeurs des arts martiaux le moyen de révéler en chacun le meilleur de la nature humaine. Adaptée à la réalité scolaire, sa pratique permet de restaurer et de développer l'équilibre : véritable outil d'éducation à la non-violence. La pratique du Chindaï s'articule autour de la concentration, de la visualisation, de la respiration et de gestes fluides. Il peut aussi bien s'effectuer debout qu'assis à son pupitre.

Clientèle: primaire 


L’IMPACT DU CHRISTIANISME ET DE LA COLONISATION SUR LES RITES ET COUTUMES CÉRÉMONIELLES DES AUTOCHTONES (A1347)

21 novembre 2012 8 h 45 - 15 h 15

À travers le « récit de la création » animé au tambour, nous découvrirons comment les peuples autochtones du Québec ont développé, au rythme des saisons, un mode de vie et des cérémonies découlant de leur vision du monde. L'avènement du christianisme, les contacts répétés avec les Européens et la Confédération canadienne ont profondément modifié les rites traditionnels. Toutefois, certains ont persisté et sont devenus à l'origine de leur nouveau courant spirituel. Des outils pratiques inspirés des coutumes autochtones, ateliers et exercices seront proposés aux participants pour mieux intégrer le contenu et le transmettre ensuite à leurs élèves.

Clientèle: Tous

Personne ressource: Dolorès Contré Migwans, formatrice pour les enseignants pour le nouveau programme Éthique et culture religieuse sur les croyances autochtones, récits, rituels, coutumes et cultures.

ANIMATION DE DEUX TROUSSES PÉDAGOGIQUES: ENFANTS DU MONDE ET LA TERRE DANS VOTRE ASSIETTE (A1374)
16 janvier 2013  8 h 45 - 15 h 15

Animation de deux trousses pédagogiques complémentaires remises gratuitement [qui paie ?] à tous les participants.

Enfants du monde: Cette trousse propose 8 activités pédagogiques visitant 8 pays à travers le regard de 8 jeunes et traitant de 8 problématiques socio-environnementales. Ce tour du monde permet de toucher, entre autres, le programme Éthique et culture religieuse avec les jeunes en les conviant à devenir des citoyens écoresponsables.


La terre dans votre assiette: Cette trousse permet un autre tour de monde, cette fois, à travers l'histoire de l'agriculture et les différentes étapes de la production alimentaire. Ce tour d'horizon permet aux jeunes de mieux saisir l'enjeu du partage des ressources planétaires et d'orienter ses choix alimentaires en fonction de ces enjeux environnementaux.

LE YOGA EN CLASSE AU PRÉSCOLAIRE (A13139A)

25 janvier 2013, 8 h 45 - 15 h 15

Une approche corporelle dynamique et ludique, appréciée des enfants et des enseignants. Une nouvelle présentation « Je suis donc j'apprends » sous forme de séances d'exercices qui accompagnent l'enfant dans son évolution, stimulent à la fois son éveil et ses capacités d'apprentissage. Des réponses pour les enseignants qui veulent en savoir plus sur les effets des pratiques.

Clientèle: préscolaire

HOMOPHOBIE: S'OUTILLER POUR EFFACER L'INTIMIDATION [dès le primaire]

17 mai 2012 • 

Les enseignants doivent s’inscrire sur le site de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal :www.alliancedesprofs.qc.ca

Pour le CEE, l’intimidation se limite-t-elle
à l'homophobie ?
Dans le cadre de la journée internationale de lutte contre l’homophobie, le comité LGBTA est très fier d’inviter les membres de l’Alliance au colloque s’intitulant Homophobie : s’outiller pour effacer l’intimidation qui aura lieu le jeudi 17 mai 2012 au Centre des enseignantes et des enseignants.

La participation est gratuite [qui paie sauf le contribuable ?] pour les enseignantes et enseignants, cependant ils doivent contacter dès maintenant leur CLP pour obtenir une libération.

Lorsqu’il s’agit d’homophobie engendrant l’intimidation, les enseignantes et enseignants ne sont pas toujours outillés pour agir et pallier les situations.

C’est pourquoi le dynamique comité LGBTA de l’Alliance organise cette activité qui permettra à chacun d’être mieux formé afin d’agir efficacement.

Les enseignants de tous les secteurs y sont conviés, car l’éducation au respect des différences se fait dès le préscolaire. Plus tôt nous interviendrons, plus tôt les problèmes seront gérés avec diligence…

INTERCULTUREL
    Financement de projets interculturels; précisions

dimanche 18 novembre 2012

Ex-ministre Brassard : Québec exploitera-t-il le gisement Old Harry ou laissera-t-il Terre-Neuve seule le faire ?

L'ancien ministre Jacques Brassard revient sur le fait que le PQ (et Québec) semble être aux mains des écologistes :

L’élection québécoise de septembre a manifestement porté les Verts au Pouvoir [Martine Ouellet aux Ressources naturelles, Daniel Breton à l'Environnement]. Les ministères clés de l’environnement et des ressources naturelles sont entre les mains de deux écolos de stricte observance. Les deux sont animés d’une aversion, de nature idéologique, à l’égard des hydrocarbures, ce qui risque fort d’entraver et même de bloquer l’exploration et l’exploitation des ressources gazières et pétrolières au Québec.

Il est vrai que, devant l’Association pétrolière et gazière du Québec (présidée par Lucien Bouchard), la ministre Martine Ouellet a exprimé son accord avec la production de pétrole au Québec. Mme Marois aussi. On verra dans les mois qui viennent si un pareil engagement va se traduire par des décisions et des actions concrètes. Et l’une de ces décisions sera, de la part de la ministre, de lever le moratoire, officieux sinon officiel, qui empêche d’exploiter le site prometteur d’Old Harry dans le golfe du Saint-Laurent. [Note du carnet : Selon le rapport du BAPE 2004, la structure géologique Old Harry pourrait présenter des réserves récupérables d’hydrocarbures de 140 milliards de mètres cubes, ce qui reste à vérifier par des forages exploratoires. Ces réserves représenteraient la consommation du Québec en gaz naturel pour une vingtaine d’années. Le gisement renfermerait, suivant les plus récentes estimations du ministère des Ressources naturelles du Québec, l’équivalent de 2 milliards de barils de pétrole.]



Prendra-t-elle cette décision ? À voir ! Mais si elle la prend (ce qu’il faut souhaiter), elle devra affronter les brigades « enverdeuses », c’est-à-dire, en somme, ses camarades de combat pendant des années. Ce qui serait une rupture fort douloureuse.

Mais il faut faire diligence. Car, déjà, Terre-Neuve s’active dans le secteur. D’ailleurs, la ministre n’a aucun motif pour ne pas aller de l’avant puisque le gouvernement précédent a conclu un accord avec le fédéral sur le partage des redevances. Nous verrons bientôt si son engagement pris devant l’APGQ n’était qu’une gentillesse de circonstance.

Dans le cas des gaz de schiste, c’est une toute autre histoire. Madame la ministre continue de proclamer qu’il n’y a pas de technologies suffisamment sécuritaires pour lever le moratoire. Il semblerait que le dossier est désormais entre les mains du ministre de l’environnement. Ce qui n’est guère rassurant. En fait, le dossier transite d’une ministre écolo vers un ministre encore plus écolo.


Et, à cet égard, Lucien Bouchard a bien raison de signaler que si le Québec « devait renoncer à développer son potentiel gazier, il ferait curieusement figure à part au sein de l’entourage continental de ses voisins ». Est-il vraiment souhaitable de faire ainsi bande à part?

Aux États-Unis, des milliers de puits sont en production et il s’avère que la technologie utilisée et mise au point depuis des décennies, la fracturation hydraulique, n’entraîne aucunement la contamination de la nappe phréatique. Par conséquent, la Grande-Peur des bien-pensants verdoyants, soit la pollution des aquifères, n’est nullement fondée.

Dans une étude substantielle, le New-York State Department of Conservation écrit sans équivoque « qu’aucune occurrence de contamination des eaux souterraines n’a été enregistrée suite à des forages horizontaux ou l’emploi de fracturation hydraulique dans l’État de New-York ».

Et le même constat a été fait par les agences environnementales et locales pour les États de l’Alabama, Alaska, Colorado, Indiana, Kentucky, Louisiane, Michigan, Oklahoma, Tennessee, Texas, Dakota du Sud et Wyoming.

À moins de continuer de faire croire aux citoyens que les États-Unis sont un État du Tiers-Monde qui n’a aucune réglementation environnementale digne de ce nom, je ne vois pas comment les Verts au Pouvoir à Québec peuvent persister à cautionner la désinformation systématique qui sévit chez nous en matière de gaz de schiste.

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Les mères qui boivent un à six verres de vin par semaine influent négativement sur le quotient intellectuel de leurs enfants à naître

La chercheuse Sarah Lewis et ses collègues des universités Oxford et Bristol ont analysé les tests de quotient intellectuel de 4000 jeunes de 8 ans en fonction de la consommation d'alcool de leur mère.

Ils ont découvert que même une consommation modérée d'alcool, d'une à six unités par semaine, avait un effet sur le QI de l'enfant.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue PLoS One expliquent que même si ces effets sont légers, ils renforcent l'idée selon laquelle il vaut mieux ne pas boire d'alcool durant la grossesse.

De nombreuses études ont été menées afin d'établir les risques d'une faible consommation d'alcool pendant la grossesse, mais les résultats restent contradictoires à ce jour. Par exemple, en 2010, une autre recherche britannique montrait qu'une légère consommation d'alcool ne nuisait pas au développement de l'enfant.

La difficulté d'établir clairement une relation entre les deux phénomènes vient du fait que d'autres facteurs peuvent aussi avoir un effet, comme l'âge et l'éducation.

Toutefois, dans cette étude, les chercheurs affirment être parvenus à éliminer l'influence des gènes liés au style de vie et à la sociabilité dans leur analyse.

La force de cette étude, c'est de se concentrer sur les gènes. Si d'autres études avaient par le passé produit des résultats contradictoires, leurs résultats étaient difficiles à interpréter puisque le mode de vie, le régime ou encore l'âge de la mère sont des facteurs qui pouvaient venir perturber les résultats.

Ici, les chercheurs ont analysé les effets de la consommation d'une à six unités d'alcool par jour, sur un groupe de 4.000 femmes, dont aucune n'était une grosse consommatrice d'alcool. Puisque les variations de l'ADN ne sont pas déterminées par le mode de vie ou autres facteurs sociaux, la méthodologie utilisée a permis d'obtenir des résultats précis sur la question, sans doute pour la première fois.

Les chercheurs ont trouvé quatre variations génétiques sur les gènes métabolisant l'alcool parmi les enfants qui ont eu de mauvais résultats aux tests de QI à l'âge de huit ans. En moyenne, le QI de ces enfants était de deux points inférieur, par modification génétique observée.

En revanche, aucun effet n'a été perçu parmi les enfants dont les mères s'étaient abstenues de boire pendant la grossesse, ce qui suggère avec force que l'exposition à l'alcool constitue le principal facteur d'explication de cette différence.

La mesure de la consommation d'alcool des mères a pu être enregistrée grâce à des questionnaires auxquels elles ont répondu à 18 et 32 semaines de grossesse. L'intelligence des enfants a quant à elle été mise à l'épreuve alors qu'ils étaient âgés de 8 ans.

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France — jusqu'à 300.000 personnes auraient défilé contre le mariage et l'adoption par des homosexuels (m-à-j)

Mise à jour — dimanche 18 novembre 2012

Une autre manifestation contre le mariage et l'adoption par des homosexuels, plus petite, s'est tenue  ce dimanche. Elle a réuni, selon ses organisateurs, 20.000 personnes (9.000 selon la police) à Paris. Aux cris de « Un papa, une maman pour tous les enfants » ou « 1re, 2e, 3e génération, nous sommes tous des enfants d'hétéros ! », les manifestants ont ensuite rejoint l'Assemblée Nationale, devant laquelle Alain Escada, président de l'institut Civitas a pris la parole. « Ce "mariage pour tous", c'est la porte ouverte à toutes les folies ! À la polygamie ou à l'inceste ! » a-t-il scandé au micro, avant d'entonner un Notre Père et des chants religieux, repris en chœur par la foule. Et de prévenir le président socialiste français François Hollande : « Ce n'est qu'une première étape ! Nous appellerons à d'autres actions. »


Une dizaine de militantes féministes (les Femen) ont organisé une contre-manifestation illégale (puisque non déclarée). Ces féministes en faveur du « mariage homo » sont venues les seins nus (exhibition punie par le Code criminel) déguisées d'une coiffe de nonne. Munies d'extincteurs lacrymogènes pour certains, de simples fumigènes pour d'autres, marqués d'un « Holy Sperm » ou « Jesus Sperm », elles étaient venues protester. Vociférantes, les seins à l’air, leur corps peint de messages  agressifs  : « In Gay We Trust », « Occupe-toi de ton cul », « Fuck God », « Fuck Church » [sic]... Presque tous en anglais... Le globish au service de l'indifférenciation, c'est assez cohérent.

Pour la militante lesbienne, Caroline Fourest, il s’agissait d’une « protestation pacifique et drôle ». Quelques photos, pour vous la montrer, la « protestation pacifique et drôle » devant de jeunes enfants qui participaient à la manifestation :


On voit une poussette à l'arrière-plan (les deux barres argentées) 
juste à côté des Femen qui arrosent la foule.

La police n'est intervenue que lorsque le service d'ordre de la manifestation légale a répliqué de manière musclée aux provocations et aux jets des féministes pourtant en contravention avec la loi...

Ah, pour Radio Canada (cette boussole qui marque si souvent le sud), le projet de mariage  et d'adoption par des homosexuels « semble ne passionner personne » (Philippe Marcoux et Franz-Olivier Giesbert samedi passé ).

Billet de samedi



Dans la capitale française, la « manif pour tous », premier grand défilé contre le projet de la gauche de mariage homosexuel, a gagné le pari de la mobilisation. Les organisateurs annoncent plus de 200.000 manifestants à Paris — 70.000 selon les calculs de la préfecture de police — et en revendiquent près de 300.000 dans toute la France où une petite dizaine de rassemblements étaient organisés dans d'autres grandes villes.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi, en début d'après-midi, ballons bleu, blanc rose à la main, pour protester contre le projet de loi du gouvernement. Afin d'éviter toute dérive, la plupart des pancartes du défilé ont été réalisées par les principaux organisateurs de la manifestation. On pouvait y lire des slogans tels que « Tous nés d'un homme et d'une femme » ou « papa + maman, y'a pas mieux pour un enfant ».



De rose vêtue, la parodiste Frigide Barjot, autoproclamée «catho-déjantée» et co-organisatrice de l'événement, a fait passer un message pacifique avant le départ de la cohorte et un message d'amour aux homosexuels. Cette « manifestation pour tous », se veut apolitique, «transreligieuse», mais aussi «contre l'homophobie», a-t-elle martelé avant que son goût de la provocation ne reprenne le dessus.  «Nous sommes nés d'un homme et d'un femme, un enfant c'est le résultat d'un orgasme d'un homme et d'une femme », a interpellé la cofondatrice du groupe Jalons, déplorant une transformation du Code Civil.

Aux avants-postes du cortège, une voiture décapotable transportait un couple fictif de jeunes mariés saluant la foule, elle en robe blanche, lui en costume. Un clin d'œil à la tradition défendue par les opposants au texte adopté il y a dix jours en conseil des ministres.

Xavier Bongibault, 21 ans, militant homosexuel contre le mariage homosexuel


Crainte pour l'avenir

En première ligne, politiques et élus, écharpes tricolores en bandoulière, étaient venus afficher leur opposition au texte. Parmi eux, Gérard Larcher, l'ancien président du Sénat à la tête du comité de soutien de François Fillon et Claude Goasguen, présent pour représenter Jean-François Copé à quelques heures du scrutin pour la présidence de l'UMP [centre-droit].

Dans la foule, quelques religieux se mêlaient également aux simples citoyens. Mais le gros des troupes était composé de familles, venues avec poussette, et de grands-parents. « Avec ce projet, on joue aux apprentis sorciers, se désolait Vincent, un manifestant de 33 ans. On écoute les adultes mais on oublie de prendre en compte le point de vue des enfants ». Laurent, médecin quinquagénaire, venu avec ses deux petits garçons, dénonçait pour sa part « l'hypocrisie d'une loi qui fait croire qu'un enfant peut être issus de deux personnes de même sexe ». « Le projet risque d'évoluer encore, craint-il également. Si ma mémoire est bonne, le PS [parti socialiste] promettait que le mariage gay ne se profilait pas au moment du vote du PACS[union civile] ».

La foule à Paris (d'autres photos de la manifestation)

Alix, Antoinette et Cassandre, âgées de 15 à 17 ans, lycéennes à la Légion d'honneur, scandaient pour leur part que « pour les enfants, c'est mieux d'avoir un père et une mère ». Diane, grand-mère de 73 ans, n'avait manifesté qu'une seule fois dans sa vie, pour l'école libre. Elle s'est déplacée car elle craint pour l'avenir. « Dans trois générations, on risque d'avoir du mal à comprendre qui sont les grands-parents d'un enfant », glissait la vieille dame. « Rien n'empêche les homosexuels de s'aimer mais la filiation, c'est autre chose ».

À Toulouse des contre-manifestants. Sur une pancarte, à côté du porte-voix orange, 
on peut lire ce qui ressemble à un appel au meurtre : 
« Un-e hétéro, une balle, Une famille, une rafale ».
(Le Monde)

La foule des opposants au mariage « homo » débouchant de plusieurs larges avenues 


Source Le Figaro




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